Documentaires 2014

Documentaires

JT = cinéma Jacques Tati (Tremblay-en-France)
NL = cinéma Le Nouveau Latina (Paris)
C  = cinéma La Clef (Paris)

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Compétition

BIMBA CON PUGNO CHIUSO

BIMBA FOTO

Réalisateur : Todomodo Année : 2013 Durée : 58’.

Giovanna Maturano est une petite femme de 101 ans à la joie de vivre d’une gamine. Elle est antifasciste, résistante et féministe. Dans ses mots, résonne l’Histoire italienne du XXe siècle ; celle d’une femme qui a pris parti, qui a lutté・pendant près d’un siècle contre le totalitarisme et pour une vraie justice sociale. Giovanna sait raconter et elle aime le faire. Elle le fait avec ironie et franchise, mais aussi avec la lucidité de ceux qui ont vécu leur vie et qui connaissent le vrai sens des choses. « Bimba col pugno chiuso » raconte son parcours existentiel, ses souvenirs d’enfance, la Marche sur Rome en 1922 et livre sa lecture engagée du présent : il n’y a pas d’autre voie que de combattre.

JT : samedi 29 mars à 21h – Rencontre avec l’équipe du film ; lundi 31 mars à 18h15

CASA

CASA_

Réalisateur : Daniela de Felice. Année : 2013 Durée : 54’.

…Un jour, ma mère nous annonce qu’elle veut vendre la maison de Santo Stefano Ticino, notre maison : celle-là même où nous avons grandi, mon frère et moi, et où notre père est mort il y a dix ans…
…J’avais envie d’attraper des images avant de tout quitter. J’avais envie de filmer ma mère et mon frère parce que je les trouve beaux. Parce que je n’ai pas filmé ce qui a disparu. Autour d’un accordéon, d’un hippocampe ou d’une boîte de scarabées, dans une cuisine au repos, je voulais évoquer avec eux ce dont cette maison a été témoin. L’écho de la vie dans ces murs. La douceur, l’amour, la famille. Derniers petits rituels avant de partir, apaisés…

JT : jeudi 27 mars à 14h ; samedi 29 mars à 18h15 – Rencontre avec la réalisatrice

IL GEMELLO

il gemello

Réalisateur : Vincenzo Marra. Année : 2012. Durée : 88’.

Raffaele, surnommé « il Gemello » (le jumeau) est un jeune homme de 29 ans qui a passé la moitié de sa vie en prison, où il est arrivé à l’âge de 15 ans pour avoir braqué une banque. Il a deux frères jumeaux et partage sa cellule dans le pénitencier de Secondigliano (Naples) avec Gennaro, du même âge que lui et condamné à prison à vie. Raffaele a du charisme et jouit du respect de la part des autres détenus. L’inspecteur-chef Domenico, qui travaille dans ce pénitencier, essaie d’instaurer un rapport humain avec les détenus.

JT : jeudi 3 avril à 20h30 – Rencontre avec le réalisateur
NL : mardi 8 avril à 20h30 (sous reserve)

 IL SEGRETO

ilsegreto

Réalisateur : Cyop&Kaf. Année : 2013. Durée : 89’.

Dans de nombreux quartiers de Naples, la collecte des sapins pour les feux de la Saint-Antoine est une tradition, un rituel, un jeu d’aventure que les enfants se passent de génération en génération. Pour ceux qui regardent tout ça de loin, il peut juste apparaître comme une séquence d’actes de vandalisme, qui se termine par un feu dangereux, trop près des bâtiments.

JT : mercredi 26 mars à 20h45 – Rencontre avec les réalisateurs

LA PASSIONE DI ERTO

La passione di Erto1

Réalisateur : Penelope Bortoluzzi. Année : 2013. Durée : 78’.

Erto, un village des Alpes italiennes niché dans la vallée escarpée du Vajont où à la fin des années 1950, le barrage du même nom est construit ; il s’agit à l’époque du barrage le plus haut du monde. En 1963, un versant du mont Toc s’effondre dans son lac artificiel, provoquant une vague meurtrière qui tue presque 2000 personnes. De l’autre côté de la vallée, les habitants d’Erto n’ont jamais cessé, avant comme après la catastrophe, de mettre en scène la Passion du Christ. Chaque année, depuis des temps immémoriaux, le soir du Vendredi Saint, un Christ d’Erto est trahi, condamné et crucifié pendant que l’histoire se poursuit avec ses constructions et ses destructions, ses victimes et ses survivants, ses calvaires réels et imaginaires.

NL : samedi 5 avril à 18h – Rencontre avec la réalisatrice

LE COSE BELLE

LE COSE BELLE

Réalisateur : Agostino Ferrente, Giovanni Piperno. Année : 2013 Durée : 88’.

On dit que le temps résout tout ; mais qui sait si le temps existe vraiment ? Peut-être que le temps n’est qu’une croyance populaire, une superstition pour conjurer le mauvais sort, un expédiant, une chanson. On passe le temps à imaginer, à attendre et puis, à l’improviste, à se souvenir. Mais alors, les belles choses arriveront-elles vraiment un jour ou l’autre ? Ou bien les belles choses, c’était avant ?
Les réalisateurs avaient déjà rencontré Enzo, Fabio, Silvana e Adele en 1999 ; ils étaient des adolescents napolitains de 12 et 14 ans qui regardaient la vie avec tendresse, naïveté, ironie et cynisme. Treize ans après, tout a changé…

JT : dimanche 30 mars à 11h – Rencontre avec les réalisateurs

POUR ULYSSES

san salvi

Réalisateur : Giovanni Cioni. Année : 2013. Durée : 90’.

…Un centre de socialisation à Florence, fréquenté par des ex toxicomanes, des gens sortis de prison, des sans-abri, des personnes avec des problèmes psychiatriques. J’ai passé quelques années à fréquenter ce lieu comme si j’avais été adopté dans cette sorte de port de mer d’où certains disparaissent, pour revenir après quelques mois, d’autres sans plus laisser de nouvelles, d’autres débarquent, chacun avec son histoire.
J’avais été invité pour faire des entretiens. J’ai proposé d’inventer un film à faire, avec eux. Et même pour eux. Chacun est seul avec son vécu. On ne peut que l’imaginer. J’ai évoqué le voyage d’Ulysse. Ulysse qui est celui qui a disparu, aux prises avec les sirènes et les monstres, qui revient du pays des morts. Son nom est Personne, il est l’inconnu qui se raconte…

JT : dimanche 30 mars à 15h – Rencontre avec le réalisateur
C : lundi 31 mars à 20h

SANGUE

sangue

Réalisateur : Pippo Delbono. Année : 2013. Durée : 92’.

En 2011, Pippo Delbono rencontre Giovanni Senzani, ancien leader des Brigades Rouges, récemment sorti de prison. Ils décident d’évoquer ensemble leur rapport à la violence, à la mort, aux rêves de révolution, aux problèmes de l’Italie et du monde d’aujourd’hui pour, peut-être, en faire un film ou un livre…
C’est alors que Pippo doit se rendre d’urgence au chevet de sa mère, Margherita, une fervente catholique, ancienne maîtresse d’école, qui détestait les communistes, qui est gravement malade. Pendant ce temps Anna, l’épouse de Giovanni, qui l’a patiemment attendu durant ses 23 ans de prison, même si elle a été toujours contraire à la lutte armée, tombe également malade. Malgré tous leurs efforts, les deux femmes meurent à trois jours de distance. Pippo et Giovanni se retrouvent soudain orphelins, sans défenses, sans masques.

NL : vendredi 4 avril à 20h30 – Rencontre avec le réalisateur

STOP THE POUNDING HEART

Documentari Articles

Réalisateur : Roberto Minervini. Année : 2013. durée : 101’.

Sara est la fille aînée d’une famille fermière très religieuse. Elle vit au Texas avec ses onze frères et sœurs.  Les parents ont inculqué aux enfants des préceptes bibliques rigoureux ; les filles doivent être des femmes pieuses, soumises aux hommes, qui gardent leur pureté émotionnelle et physique intacte jusqu’au mariage. L’arrivée de Colby, un jeune cow-boy adepte de rodéo, bouleverse la vie de Sara et remet en cause le seul mode de vie qu’elle n’ait jamais connu.
Troisième chapitre de la trilogie que Minervini a dédié au Texas, « Stop the pounding heart » observe les problèmes de l’adolescence, les comportements familiaux, les valeurs sociales et le rôle de la religion dans les zones rurales du Sud des États-Unis.

JT : dimanche 23 mars à 17H45 – Rencontre Skype avec le réalisateur

THE STONE RIVER

the stone river

Réalisateur : Giovanni Donfrancesco. Année : 2013. Durée : 87’.

En 1935, le président F. D. Roosevelt décida d’envoyer des écrivains dans chaque État américain, afin de dresser un portrait de l’Amérique pendant la Grande Dépression. Certains se rendirent dans la ville de Barre (Vermont) et recueillirent les témoignages de ses habitants. La plupart étaient des travailleurs de la pierre venus d’Europe, attirés par l’ouverture des plus grandes carrières de granit du monde. Tous les gens qui apparaissent dans ce film sont les habitants de Barre aujourd’hui. Ils ont rendu le film possible en restituant la parole originale de leurs ancêtres.

JT : dimanche 30 mars à 17h15 – Rencontre avec le réalisateur

Hors compétition

SACRO GRA

Sacro Gra rid

Réalisateur : Gianfranco Rosi. Année : 2013. Durée : 93’.

Loin des monuments iconiques de Rome, le GRA (le périphérique Grande Raccordo Anulare) est le réceptacle de l’histoire des marginaux d’une capitale qui n’en finit plus de s’étendre.

Un aristocrate piémontais et sa fille partagent un petit studio dans un immeuble moderne le long du GRA , où ils ont été temporairement relogés. Dans ces pièces exiguës, ils passent leur temps à converser de tout et de rien, du plus banal au plus complexe.
Un enchanteur botaniste armé d’ultrasons et d’un arsenal d’insecticides cherche un moyen de stopper l’invasion d’insectes rapaces qui dévorent une parcelle de palmiers, plantés le long du GRA où la route se fond dans les champs.
Un prince moderne fait de la gymnastique en fumant le cigare sur le toit de son château. La bâtisse semble avoir soudainement émergé d’entre les immeubles modernes et décrépis de l’une des sorties du GRA. Il a transformé son château en bed & breakfast, mais aussi en un centre de congrès, un studio de cinéma, et même, certains dimanches, en un théâtre où se jouent des fables fantastiques pour petits et grands.
Comme un astronaute parti en mission de sauvetage dans son uniforme reluisant et son vaisseau rutilant, un ambulancier patrouille sur le GRA. Il y réchauffe les corps gelés des clochards sauvés de la noyade dans les fossés de drainage, y extirpe des chauffards épris de vitesse des carcasses de leurs bolides écrasés contre les rampes de sécurité, y ressuscite les victimes de crises cardiaques, tout en s’occupant pendant son temps libre d’une vieille femme restée seule dans son appartement.
L’un des derniers pêcheurs d’anguilles de Rome vit sur les rives du Tibre, dans l’ombre du GRA dont le grondement résonne. Tout en manœuvrant son embarcation et en reprisant ses filets de la même façon que ses ancêtres, il dispense aux spectateurs curieux une philosophie de la vie sage et ancienne.

JT : mercredi 26 mars à 18h ; jeudi 27 mars à 20h30 – Rencontre avec le critique Eugenio Renzi ; vendredi 27 mars à 21h ; samedi 29 mars à 17h30 ; dimanche 30 mars à 19h15 ; lundi 31 mars à 21h ; mardi 1er avril à 18h15 ; mercredi 2 avril à 18h15 ; jeudi 3 avril à 18h15 ; vendredi 4 avril à 18h15 ; samedi 5 avril à 18h30 ; lundi 7 avril à 21h ; mardi 8 mars à 21h

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